Avertir le modérateur

vendredi, 29 juin 2012

Un cycliste traîné par un bus à Paris

Un chauffeur de bus de la RATP a été interpellé et placé en garde à vue (mercredi 27) après avoir blessé volontairement à Paris un cycliste, avec qui il venait de s'invectiver, en le traînant sur plusieurs mètres, a-t-on appris (...) de sources policières.

AFP Publié le 28/06/2012 à 12:35       Le Figaro


Selon l'une des sources, le cycliste qui circulait sur un Velib' se trouvait hier (mercredi) vers 21h00 dans le couloir de bus au niveau du boulevard Sébastopol (IIIe), provoquant la colère du chauffeur. Les deux hommes se sont alors invectivés et le chauffeur a alors forcé le passage bloquant sous ses roues le vélo et le traînant sur "une centaine de mètres" alors que le cycliste était dessus, selon la source policière.

Un porte-parole de la RATP a déclaré ne pas avoir la même version des faits, expliquant que selon les éléments qu'il avait pu recueillir, "le cycliste s'est blessé tout seul'". "Il y a eu un différend avec le chauffeur de bus, mais le cycliste s'est blessé en tombant du vélo qui a effectivement été traîné sur plusieurs mètres par le bus, mais le cycliste n'était pas dessus", a précisé ce porte-parole.

Le cycliste, qui a lui-même prévenu les policiers, et souffre "de plusieurs plaies saignantes", a été pris en charge par les secours et transporté à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu, selon une source policière. Son pronostic vital n'est pas engagé. Le chauffeur de bus se trouvait toujours en garde à vue hier matin dans les locaux du Service de l'accueil et de l'investigation de proximité (SAIP) du IIIe arrondissement.

Le Figaro, 28/06/2012 à 12:35; avec AFP

 *

Les couloirs de bus des boulevards Sébastopol et de Strasbourg et de la rue de Rivoli, élargis et autorisés aux cyclistes dès 1996 (ils faisaient partie du plan vélo du maire de l'époque), ont été les premiers à être pourvus d'une séparation matérielle en 2001 (sauf à la sortie de la place du Châtelet, ce qui permet de comparer la situation avant / après) avec abolition du couloir cycliste. Ils sont larges de 4,50 m en section courante, mais pourvus de socles larges qui dépassent vers l'intérieur et qui leur donnent alors une largeur d'environ 3,70 m.
Compte tenu du grand nombre d'intersections, ces socles, qui servent de supports aux panneaux et aux feux de signalisation, rendent très difficile le doublement d'un cycliste par un autobus sur pratiquement tout le boulevard, comme aussi rue de Rivoli jusqu'à la colonnade du Louvre.

Personnellement j'ai toujours dit que je préférais la situation antérieure. Certes il y avait de temps en temps des autos arrêtées le long du trottoir, mais au moins les cyclistes pouvaient-ils alors se décaler vers la gauche, et les bus pouvaient-ils sortir de leur couloir. Aujourd'hui les bus sont coincés entre des cyclistes non canalisés, et plus nombreux qu'alors, et un muret. J'ai encore d'autres raisons de regretter la configuration antérieure, et d'autres reproches à faire à la conduite actuelle des machinistes, qui donnent de plus en plus souvent l'impression qu'ils conduisent leur bus comme une voiture de sport. Il n'en reste pas moins que l'environnement a beaucoup d'influence sur le comportement, et que cela nous fait deux accidents violents entre bus et vélo dans ces couloirs. Le précédent s'était soldé par la mort de la cycliste, rue Lafayette, en mai 2008 (Drame de la cohabitation bus-vélo au tribunal de Paris : Isabelle et ...).

Is. L



Commentaires

C'est vrai, alors que les autobus devraient être des exemples de conduite souple et apaisée, ils se comportent bien souvent comme des automobilistes de base. C'en est particulièrement inconfortable pour les passagers.
Mais je n'aimerais pas faire leur boulot, toujours gênés par les automobiles ou des camions de livraisons qui n'usent pas des places qui leurs sont réservées ... Les cyclistes apparaissent alors comme des gêneurs de plus mais "beaucoup moins gênants"...
Je proposerais donc au contraire de sanctuariser les itinéraires des bus au détriment d'autres trafics, en les protégeant au maximum. Un automobiliste derrière doit circuler à la même vitesse. Il vaudrait mieux diriger les bus vers des voies plus petites et ou en zone 30 pour calmer encore un peu plus la circulation de ces rues.
Et exiger l'exemplarité des chauffeurs.
Et modifier les équipements du trafic auto qui empiètent toujours sur les trottoirs ou les voies pour actifs, rarement sur les chaussées ou places de stationnement, pour ne pas entraver la sacro-sainte illusion de vitesse.

Écrit par : Pierre X. | samedi, 30 juin 2012

Ces socles larges sont une vraie calamité. On en trouve notamment rue de Rivoli.
Si le trafic cycliste continue d'augmenter, il va falloir in fine envisager de faire des couloirs interdits aux cyclistes et une piste cyclable plus à droite en "trottoir intermédiaire" (comme à Copenhague), mais pas séparée de la chaussée par des arbres pour éviter de reproduire les horreurs des boulevards Magenta et Barbès (au nord) ou du T3 (au sud).

Écrit par : Quintus | mardi, 03 juillet 2012

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu